Ansej : 81 125 micro-entreprises en dix ans(1997-2007)

 Depuis son lancement en 1997, le dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) a permis la création  de 81 125 micro-entreprises dont quelques milliers sont devenues des petites et moyennes entreprises et un nombre d’autres indéterminé a disparu. Un bureau d’études est actuellement à pied d’œuvre au niveau de l’ANSEJ pour établir avec précision ces chiffres et faire ressortir l’impact de ce dispositif sur le développement du pays.
Ces informations sont données par Mme Fatma Charef Sedaoui, nommée récemment directrice générale de l’ANSEJ, dans un entretien accordé à la rédaction de la Chaîne III de la Radio nationale dont elle était l’invitée. Elle a annoncé un mouvement de déconcentration de la décision d’éligibilité qui passera ainsi de la structure centrale vers les agences locales, ce qui permettra, ajoute-t-elle, un travail de proximité. Ce mouvement, dit-elle, sera effectif en septembre. L’ANSEJ sera plus proche des jeunes pour les soutenir dans leurs projets. Au niveau local, des commissions de wilaya interviendront pour étudier les cas de gel d’activités et rectifier selon les données locales.
Elle révèle qu’une action de préparation et de formation de cadres de l’ANSEJ se déroule pour accompagner les jeunes dans la création d’entreprises et aller vers la qualité. Au départ, souligne-t-elle, il fallait parer au plus urgent qui était de combattre le chômage, maintenant que le taux de chômage a baissé, il faut aller vers la qualité et vers des activités plus pérennes qui aient un impact sur le développement local.
A propos des réticences bancaires à octroyer des crédits aux jeunes qui veulent créer leurs entreprises, elle en rappelle les principales raisons : d’abord, justement, l’absence d’accompagnement, des projets insuffisamment étudiés et les indemnisations. D’après les premiers chiffres en sa possession, la DG de l’ANSEJ fait savoir que plus de 50 % d’indemnisations ont été effectuées, ce qui est, selon elle, non négligeable. C’est un fonds de garantie des crédits qui est chargé de ces indemnisations qui interviennent quand la banque ne peut pas récupérer ses fonds ou que la micro-entreprise est en difficulté ou a disparu. Ce fonds est doté d’une enveloppe de 3 milliards de DA financée par les banques et par une partie fournie par le Trésor public. Dorénavant, annonce-t-elle, il n’y aura pas d’octroi de crédits sans formation des jeunes à la gestion.
Ceci dit, elle rappelle que plus de 120 milliards de DA de crédits ont été accordés par les banques aux jeunes créateurs d’entreprises dans le cadre du dispositif ANSEJ. Un travail est entamé avec les partenaires banquiers, souligne-t-elle, pour arriver à une formule satisfaisante.
Avec le ministère de l’Enseignement et de la Formation professionnels, l’ANSEJ étudie la possibilité de former les jeunes promoteurs aux métiers pour la création des micro entreprises et aller vers des activités qui créent des richesses au plan local, dans la sous-traitance par exemple.

04-07-2007 in la Nouvelle République
 

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