La promotion de l’industrie et les nouvelles technologies

mars 6, 2007

par A.Lalaoui

Dès les années 70, l’Algérie a été confrontée au niveau des différents choix qui s’offraient à elle en matière de développement à option stratégique. Sans discuter du bien-fondé des choix pour lesquels elle avait opté, ce qui nous entraînerait loin du débat, elle avait choisi de soutenir et de développer l’industrie lourde qui entraînerait à son tour le développement des PME / PMI et des autres secteurs, ce qui était parfaitement résumé à travers le concept des « industries industrialisantes ». Répétons-le, il ne s’agit pas de discuter du bien-fondé de ce choix, mais des « politiques » d’accompagnement puissantes qui lui furent affectées : planification, budget et concours puissant et suivi de l’Etat, formation, etc.

Nous ne discuterons pas aussi des résultats, mais par rapport à un choix, il y a eu des mouvements de « cohérence » pour atteindre l’objectif. Nous pensons qu’il y a lieu de saisir cette « cohérence » comme concept-clé, coeur des nouvelles stratégies industrielles de soutien et de promotion des PME / PMI.

à la recherche de la cohérence :

Puisque l’Etat, et nous saluons l’initiative, a fait un choix, il doit soutenir la promotion de la PME / PMI par une série de mesures cohérentes, solidaires et complémentaires concourant à la réalisation de son choix. Examinons les politiques de soutien et les cohérences qui vont concourir à la réussite du choix ainsi opéré. Dans l’ordre, nous pouvons citer les items suivants:

-Les textes réglementaires qui vont concourir à tracer le cadre juridique qui encadre l’investissement des PME / PMI (Procédures simplifiées, assiette foncière, assistances plurielles des administrations, priorité, bonification des taux d’intérêt, période de remboursement, assistance à formation, etc.);

 -L’assistance financière et le soutien des organismes démembrés de l’Etat, et notamment accès au crédit à long terme;

 -Ecoles spécialisées dans les différents corps de métiers de la PME / PMI (électricité, mécanique, électrotechnique, électronique, fluides, automatismes informatiques) de telle façon à ce que les PME / PMI puissent trouver les profils pour les corps de métiers;

 -Formation de technologue maître du process (en tabac, minoterie, céramique, verrerie, cartonnerie, papeterie, chimie, etc.);

 -Evaluations, suivis et soutiens au fur et à mesure de la réalisation;

 -Définition d’une convention multisectorielle liant les industries aux écoles, technicums, universités et autres écoles spécialisées des métiers. L’école des arts et métiers, à l’instar de ce qui se fait en Allemagne et en France, dispense un enseignement théorique en même temps que la pratique d’un métier. L’impact d’une pareille école serait décisif sur l’efficacité de l’industrie;

 -Le paiement simplifié de la prestation de service (appel aux spécialistes et experts sur des problèmes pointus comme l’assistance numérique, automatismes, fluides et réseaux électroniques);

 -Protection de la production nationale non par la fermeture des marchés mais par un meilleur contrôle des prix à l’import, mais aussi un exemption fiscale les quatre premières années d’exploitation afin de permettre à l’entreprise la maîtrise du process, la normalisation et l’augmentation de la productivité, bref une mise à niveau;

 -Une assistance à exportation par la mise en place de sous-traitants qualifiés, dans l’emballage et le conditionnement, la conservation, le transport, la mise en conformité par rapport à la réglementation de l’importateur.

Si l’on met l’ensemble de ces items en oeuvre et que l’on en évalue la réalisation et l’efficacité, nous assisterons à coup sûr à une émergence à terme (8 à 10 années) d’industries performantes aptes à gérer les prospectives et le développement.

Analyse de l’état actuel des soutiens et recherche des cohérences ou incohérences :

Il est extrêmement utile, le modèle étant posé, de l’appliquer à la réalité pour en déceler les écarts et donc les incohérences, et ce à la façon des structuralistes.

• En matière juridique, les textes existent, mais rares sont à présent les avantages accordés par l’Etat. Même l’ex-régime de l’A.P.S.I. a été abrogé. Dans ce cadre, il aurait fallu faire la chasse aux abus et fraudes sans pour autant abroger des mesures utiles et promotionnelles.

 Par ailleurs, la bureaucratie développée par ceux qui sont chargés de soutenir l’action, est telle qu’elle fait souvent entrave à réalisation (domaine, CALPI, RC, réseaux et assainissement, permis de construire, etc.).

• Les assiettes de terrains et les zones industrielles :

 S’agissant des assiettes foncières, il n’y a pas lieu de les vendre au prix marchand, il y a lieu de laisser le soin aux régions de rentrer en compétition les unes par rapport aux autres pour attirer les promoteurs industriels, eu égard aux préoccupations spécifiques de chaque région (emploi, chômage, ressources fiscales).

 Nous n’innovons pas. En économie de marché, les régions, les landers, ou provinces, en France, en Allemagne et au Canada, agissent de la même façon. Il ne s’agit pas pour la région de faire une bonne affaire, de façon momentanée et éphémère en vendant au plus offrant, mais d’assurer son développement. Il y a lieu aussi d’aménager les zones industrielles et de bien les aménager: réseaux des eaux usées, électricité, gaz, transport, sont autant de facteurs pouvant concourir à l’épanouissement de l’industrie comme à sa médiocrité.

 Un exemple qui illustre de façon significative cet état de fait : la zone industrielle de Hassi-Ameur, située à 12 km d’Oran, connaît 5 à 10 micro-coupures/jour de 3 à 10 secondes, qui compromettent la qualité des produits, voire la destruction d’équipement pour des process complexes et pointus (industrie de la céramique, du verre, de la chimie). Les automatismes soft et hard finissent par se dérégler et amener des pannes sévères. Idem pour l’eau saumâtre pompée, faute d’amenée d’eau; idem pour le réseau téléphonique éternellement en dérangement; idem pour l’évacuation des eaux par manque de réseaux appropriés.

 L’environnement est une carte maîtresse et surdéterminante que les régions doivent avancer pour attirer et promouvoir l’industrie.

Ceci constitue la première incohérence par rapport au choix.

• Assistance financière et politique de crédit à long terme :

 Dans ce domaine précis, la première incohérence relève de la science économique qui enseigne qu’en matière de sciences financières, plusieurs options peuvent être mises en oeuvre en matière de politique de crédit, se traduisant sur le court terme, le moyen terme et le long terme.

 Hormis le court et le moyen termes qui ne peuvent permettre que l’émergence des petites entreprises à faible technologie, le long terme se trouve proscrit par rapport aux soutiens indispensables et nécessaires pouvant favoriser des PME / PMI à forte teneur technologique. Cela se traduit par une mise à l’écart du génie national cantonné à n’investir que dans les créneaux à faible potentiel technologique.

 Bref, un sous-développement décidé de façon non consciente pour mettre à l’écart l’émergence d’industries performantes de dernière génération et prolongeant ainsi indéfiniment le sous-développement et la dépendance.

 Par ailleurs, la pratique de crédit à long terme étant exclue, nous ne participerons jamais à la compétition mondiale en matière de création de nouvelles richesses, et de recherche, excluant du même coup l’industrie algérienne de la compétition sur son propre terrain, que ce soit dans le domaine de l’industrie, des B.T.P., de la mécanique, de l’électronique, de la pétrochimie, de la chimie, etc. La pratique et l’examen du marché le prouvent de façon cruelle :

- Importations massives en matière de B.T.P. hormis la brique;

- Importations massives en matière de sidérurgie;

- Importations massives en matière d’industrie des bois, cartons, liège et papier;

- Importations massives en matière de conserverie et d’agro-alimentaires;

- Importations massives en matière de composants électriques;

- Importations massives en matière de produits chimiques;

- Exclusion des PME des grands chantiers mis en oeuvre par l’Etat.

Si les recettes en hydrocarbures le permettent aujourd’hui, nous avons cruelle souvenance d’une période où elles n’étaient pas suffisantes pour ce faire.

 Par ailleurs, et au titre de la mondialisation dont nous parlons souvent, il y a lieu de donner à nos acteurs les mêmes moyens que ceux donnés à nos voisins immédiats, Marocains et Tunisiens, et moins proches, Européens et autres par des politiques de crédit appropriées.

Ceci constitue la plus grande injustice faite à l’industrie, qu’elle relève du domaine secondaire ou tertiaire.

Comment peut-on, dans le cadre des industries modernes où les équipements de dernières génération coûtent extrêmement cher, les amortir sur une moyenne période ? Serions-nous d’un seul coup devenus, sans antériorité et expérience, plus efficaces que des industries avec un siècle, voire deux siècles de recul ?

 De la même façon, comment peut-on en matière d’industrie hôtelière, amortir et faire face à un lourd investissement, sur une période liée au moyen terme ?

 Les banques approchées sur le long terme ont toutes le même argumentaire, leurs dépôts sont effectués sur le court et le moyen termes et ne peuvent donc pratiquer de crédit sur le long terme.

 L’Etat n’aurait-il pas les moyens de mettre en place des formules permettant l’accès au crédit à long terme à travers des fonds spéciaux ?

 Ceci constitue la deuxième incohérence; la plus grande et la plus injuste faite à l’industrie algérienne, qui se trouve contrainte de faire face à d’énormes frais financiers et d’énormes annuités alors qu’elle est en montée de phase de production et qu’elle aborde un marché fait de compétiteurs chevronnés.

• Ecoles spécialisées :

 L’efficacité que l’on peut développer à mener des équipements et élever la productivité dépend de la formation et de la compétence technique des hommes. Dans ce domaine, nous pouvons dire que nous avons régressé de façon forte et durable par rapport aux années 70, où le pays et les entreprises avaient fait un effort colossal de formation.

 Les séminaires et regroupements vont bon train et ne peuvent être considérés que comme des lieux d’échanges d’hommes compétents regroupés pour la circonstance. En aucun cas ils ne peuvent pallier les insuffisances. Nous en faisons mauvais usage et ils deviennent à la longue des filières juteuses et commerciales pour les spécialistes de la question. L’université doit adapter ses formations aux besoins de l’entreprise.

 Une école des arts et métiers à l’instar de ce qui se fait dans le monde serait un atout décisif.

 Des centres de formation en mécanique, électricité et électrotechnique, redynamisés et équipés, contribueraient à fournir une main-d’oeuvre hautement qualifiée. Dans le cas d’espèce, les ANSEJ financent beaucoup plus le commerce en l’état que les métiers recherchés (entreprise de plomberie, électricité, électronique, charpente, automatismes, etc.).

 Les secteurs à promouvoir étant ciblés, il y a lieu de mettre en chantier des écoles spécialisées sur les grands métiers.

-Ecole liée à la formation de céramiste, minoteries, verreries, hôtelière, industries agro-alimentaires. En fait, former les maîtres du process qui vont orchestrer la production dans les règles de l’art et du métier. Ces spécialistes introuvables en Algérie coûtent leur pesant d’or pour les entrepreneurs qui, souvent, se livrent à une gymnastique à la limite de la légalité pour payer leurs honoraires.

Troisième incohérence par rapport à l’objectif et au choix.

• Simplification du paiement de la prestation de service :

 Il est difficile de payer une prestation de service dès lors que l’entreprise est de statut privé. Bien sûr, la procédure existe mais la bureaucratie la rend impraticable.

 Pourtant, nos entreprises ont besoin d’un accompagnement technique en vue de la maîtrise du process et des équipements, surtout en démarrage et en phase de montées en cadence.

 Quatrième incohérence par rapport à l’objectif et au choix.

• Evaluation des suivis et soutiens :

 Des auditeurs désignés par le ministère pourraient auditionner les entrepreneurs porteurs de projets en phase de réalisation pour identifier les obstacles et les aider à les lever, au fur et mesure de la réalisation puis de la mise en exploitation. Souvent et en phase de réalisation, le promoteur est confronté à des problèmes insurmontables, et s’y débat sans résultat (permis, énergie, accès). L’excellent exemple au plan de la méthode vient du gouvernement lui-même qui se réunit pour lever au fur et à mesure les obstacles de ses grands chantiers, avec pour fer de lance le ministre lui-même des Travaux publics.

Cinquième incohérence par rapport au choix.

• Régime fiscal préférentiel :

 Si nous donnons priorité aux industries créatrices de richesses et contribuant à la valeur ajoutée, il y a lieu de ne pas les traiter fiscalement sur le même pied d’égalité que ceux chargés de vendre les marchandises en l’état.

 Si les importateurs en l’état sont utiles, il n’empêche qu’ils donnent de façon indirecte du travail aux pays desquels ils importent. En matière de science économique, il n’y a pas de hasard mais des faits qui ne sont que la résultante de causalité:

 La floraison de commerciaux tous azimuts est motivée par la simplicité des opérations acheter/revendre, à l’inverse du process de production long, complexe, exigeant un niveau technique et une main-d’oeuvre très qualifiée.

 Une imposition qui donne la préférence aux créateurs qu’aux importateurs nous semble opportune et de nature à promouvoir l’industrie.

Sixième incohérence par rapport au choix.

En conclusion :

Les incohérences relevées par rapport au choix politique et économique pour la promotion de l’industrie doivent être mises à plat chirurgicalement. Faire un choix et laisser les contraintes et incohérences en place pour lui faire obstacle relèverait d’un échec programmé à l’avance.

 Ne pas permettre aux entreprises algériennes à l’instar de ses compétiteurs d’accéder aux crédits à long terme, c’est les condamner au sous-développement et à les mettre hors circuit d’une mondialisation inexorable qui avance à grand pas et qui ne peut que la terrasser.

 La mise en place d’une stratégie doit être guidée par l’objectif poursuivi: que veut-on ? Et enfin, mettre tous les moyens en oeuvre pour atteindre l’objectif après réponse à la question, lever les incohérences relevées sur le terrain.

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La Guerre d’Algérie, selon un historien britannique

mars 6, 2007

par Ahmed Amine

Longtemps « otage » des historiens français, comme Charles Robert Ageron ou, plus prosaïquement, Yves Courrière, qui en relatent les faits à travers le prisme de la version officielle française, l’Histoire de la Guerre d’Algérie (1954-1962) intéresse de plus en plus , pour sa richesse en leçons et enseignements divers, les hommes politiques et les historiens d’autres sphères culturelles, guidés par la recherche de la vérité historique et qui ne sont influencés par aucune passion ou considération subjective.

 C’est le cas notamment du livre de Sir Alistair Horne « A Savage War of Peace : Algeria 1954-1962 » ( Une Guerre féroce pour la Paix : Algérie 1954-1962 ), publié en 1977 par les Editions New York Review Books et réédité en 1996 et en 2006 avec des préfaces mises à jour.

 Ce livre est devenu un best-seller aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, depuis que le Président George W. Bush en a fait son livre de chevet, sur recommandation de M. Henry Kissinger, dont Sir Horne prépare actuellement une biographie autorisée, afin de lui permettre « de mieux appréhender la situation en Irak », qui présenterait selon l’historien britannique des similitudes avec celle prévalant en Algérie durant la Guerre de libération nationale. Par ailleurs, le film de feu Gillio Portecorvo « La bataille d’Alger » a été également vu, revu et disséqué par le Commandement des forces armées et les différents services de sécurité américains pour comprendre la logique de la guérilla urbaine dans un pays arabe.

 Même s’il a utilisé le même fonds documentaire que ses confrères français, M. Horne a pris, selon lui, le soin d’interroger des protagonistes et des témoins de premier plan de cette Guerre, encore vivants, en Algérie et en France et a visité, à plusieurs reprises, notre pays pour se rendre sur les lieux où les différentes opérations politiques et militaires décrites dans son livre se sont déroulées.

 Subdivisé en trois parties : Prélude : 1830-1954, La Guerre : 1954-1958 et La plus dure des victoires : 1958-1962 , ce volumineux ouvrage tente, avec plus ou moins de bonheur, de clarifier d’abord les raisons objectives qui ont conduit au déclenchement de la Guerre, le 1er Novembre 1954, de montrer ensuite comment cette Guerre a été menée par les deux parties au conflit et d’expliquer enfin pourquoi elle a été gagnée par la partie supposée être militairement la plus faible.

 Ainsi, grâce à sa Guerre de libération nationale exemplaire, à sa précieuse et chèrement acquise expérience en matière de lutte contre le terrorisme islamiste et à son modèle de société, où les modes de vie traditionnel et moderne ont toujours co-habité pacifiquement jusqu’à l’octroi, à la fin des années 1980, de l’agrément aux partis religieux, qui utilisent l’Islam, partagé par la quasi-totalité des Algériens, à des fins politiques et grâce aussi à ses formidables ressources naturelles et à sa position géo-stratégique indéniable, notre pays intéresse, au plus haut point, nos partenaires étrangers développés, qui s’empressent aujourd’hui à instaurer avec lui des relations stratégiques.

 L’indifférence de la communauté internationale à la tragédie vécue par le peuple algérien, dans les années 1990, céde de plus en plus la place à un intérêt grandissant pour notre pays à tel point que le Premier ministre italien, M. Romano Prodi, n’a pas hésité à déclarer que « l’Algérie, ce sous-continent voisin, constitue une chance pour l’Italie et l’Europe , en raison notamment de la sécurité énergétique qu’il leur assure et des nombreuses opportunités de coopération que sa reconstruction offre aux compagnies étrangères, dans tous les domaines ».

 En dépit des nombreux et divers maux, dont les principaux restent encore le terrorisme, la corruption et le trafic de drogue, qui minent la société algérienne et qui pourraient entraver son épanouissement dans tous les domaines et même compromettre la cohésion, la stabilité et l’unité nationales, s’ils n’étaient pas pris plus sérieusement en charge par les pouvoirs publics, notre pays a enregistré, ces dernières années, en raison notamment du renchérissement exceptionnel du prix des hydrocarbures, d’ une meilleure exploitation de nos ressources naturelles non renouvelables et du strict respect des règles de l’orthodoxie financière imposées par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, des résultats macro-économiques encourageants, qui pourraient servir de base solide à une renaissance durable.

 Ils doivent cependant être consolidés par des initiatives fortes, dans tous les domaines.

 En effet, aussi minimes soient ils, ces signes ont suscité chez nos partenaires étrangers un intérêt réel pour rétablir les ponts coupés avec un pays, hier encore isolé et livré à lui-même.

 Nous devons être à la hauteur de leurs attentes et faire en sorte que cet intérêt soit mutuellement bénéfique.

 Nos différentes institutions doivent être bien préparées pour faire face efficacement aux flux humains et de capitaux que cette coopération annoncée va certainement engendrer en leur assurant notamment le sécurité nécessaire car l’investissement comme le tourisme d’ailleurs est versatile et a besoin de sécurité pour s’établir et prospérer.

Bien plus que la rentabilité et les avantages fiscaux, la sécurité est la condition sine qua non pour attirer les investissements directs et les touristes étrangers, courtisés par tous les pays du monde.

 Ce n’est un secret pour personne que les pays développés ont des politiques hautement sécuritaires destinées à assurer la sécurité de leurs citoyens, des étrangers et de leurs biens, dans le cadre des lois en vigueur.

Considérant que « la sécurité, sous toutes ses formes, est l’affaire de tous », les citoyens de ces pays adhèrent massivement à ces politiques.

 En tout état de cause, seule une bonne gouvernance politique et économique du pays et une gestion transparente et rigoureuse de nos ressources naturelles et des recettes qu’elles procurent, permettront au pays d’effectuer le saut qualitatif dont il a tant besoin pour rendre les avancées réalisées irréversibles et relayer ces ressources naturelles non renouvelables par une production industrielle nationale diversifiée.

 Ainsi seulement, nous pourrions contrecarrer efficacement le pessimisme, l’auto-flagellation et le nihilisme semés par certains « hommes politiques » et « intellectuels » pour démoraliser une population, à juste titre, rendue méfiante par des décennies de pensée unique et une jeunesse profondément traumatisée par les dures années du terrorisme barbare et qui voit son unique salut dans l’étranger, à un moment où, paradoxalement, notre pays reçoit quotidiennement des flux d’immigrés clandestins, qui viennent de tous les continents, non seulement pour se rendre en Europe, mais aussi pour tenter leur chance chez nous.

 Nous devons donc nous atteler, d’urgence, à convaincre nos jeunes « harragas », qui continuent à échouer, par dizaines, sur les côtes de nos voisins du Nord de la Méditerranée, des perspectives énormes que les chantiers déjà entamés ou qui vont bientôt être ouverts en Algérie leur offrent en matières d’emplois et de formation, les imprégner fortement de l’histoire multi-millénaire de notre pays, avec toute ses dates et figures marquantes, sans en occulter aucune et leur ré-apprendre à célébrer la mémoire de nos illustres ancêtres et aînés, dans la gratitude, le respect et la ferveur et que M. Horne évoque dans son livre, en soulignant leur sens du courage et de l’honneur qu’il dit « retrouver chez le franco-algérien Zinédine Zidane, qui a préféré son honneur à la coupe du monde, qu’il aurait pu remporter s’il s’était abstenu de réagir violemment aux insultes du joueur italien ».

 Une jeunesse sans mémoire est une jeunesse désorientée et dangereuse car facilement manipulable.

 Nous devons aussi fournir à nos compatriotes expatriés, qui comptent parmi eux des compétences mondialement reconnues, les raisons valables pour qu’ils soient activement associés, chacun selon sa spécialité, au processus de développement national, qui démarre puissamment.


La mondialisation s’élargit à l’histoire et la mémoire: La guerre d’Algérie en débat au Japon

mars 6, 2007

par L’un De Nos Correspondants A Paris: S. Raouf

La mondialisation s’étend à l’histoire et à la mémoire. «Lutte de libération nationale» ou «guerre d’Algérie» – selon les deux définitions en usage dans le monde arabe ou en occident -, l’ultime page du mouvement national algérien se débat sous d’autres cieux.

 En tournée étrangère, depuis trois ans, à travers «La Bataille d’Alger», le plus sanglant des conflits de décolonisation vient de se poser en terre lointaine. Plus précisément, au pays du soleil levant, à des milliers de kilomètres de l’ex-théâtre des «opérations de maintien de l’ordre».

 Conséquence d’un débat à la mode – l’appréciation des désordres actuels du monde à la lumière des conflits antérieurs -, le Japon se penche, lui aussi, sur la guerre d’indépendance algérienne.

 Deux institutions nippones ont invité, dernièrement, l’historien Benjamin Stora, pour élargir, le temps de deux conférences, leurs champs thématiques respectifs.

 L’Institut franco-japonais de Tokyo a braqué son projecteur sur le traitement de l’histoire coloniale du cinéma français. Deux films, «La bataille d’Alger» de Gilo Pontécorvo et «Indigènes» de Rachid Bouchareb, ont été projetés en guise d’introduction.

 Stora a accompagné les débats par une communication sur «la mémoire de l’Algérie coloniale au cinéma».

 Toute aussi exposée sur la communauté intellectuelle nippone, la Maison franco-japonaise a pris le relais. Son équipe scientifique a demandé à l’auteur de «la gangrène et l’oubli» d’approfondir la discussion sous des angles différents. Thème retenu, le passage en revue des mémoires de la guerre d’Algérie au miroir de la société française.

 Original sous ces latitudes extrême-orientales, le débat autour de la guerre d’indépendance algérienne surprend bien du monde sauf les familiers de la vie intellectuelle et universitaire japonaise. Modestement, mais à un rythme qui va crescendo, quelques chercheurs commencent à s’en emparer. D’où la double initiative de l’Institut franco-japonais et de la Maison franco-japonaise.

 Leur choix de programmer la guerre d’Algérie et ses enjeux historiques et mémoriels dans leur agenda n’est pas anodin. Plus qu’une réponse conjoncturelle à l’air du temps, il répond à une réelle demande. Ancienne puissance coloniale qui avait rêvé, jusqu’à 1945, de bâtir un empire sous bannière nippone, le Japon se livre, lui aussi, à des va-et-vient dans la mémoire des années de guerres impériales de la fin du 19ème siècle et le début du 20ème.

 De surcroît, adossé à un continent dont l’histoire contemporaine a été jalonnée de conflits et de bruits de botte, l’archipel découvre tout l’intérêt qu’il y a à revisiter les séquences impériales et coloniales. A quelques noeuds de là, le Vietnam n’est pas en reste, qui remet en perspective ses deux guerres avec la France et les Etats-Unis. Depuis une quinzaine d’années, tout un chantier de recherches a été lancé.

 Dès la fin 1990, l’Ecole française d’Extrême-Orient avait invité Benjamin Stora à labourer un des multiples corpus sur la question. Au bout de trois années de recherche, il avait consigné au crédit du fonds scientifique de l’école «Imaginaires de guerre», une étude comparative sur les représentations cinématographiques et télévisuelles des conflits franco-algérien et américano-vietnamien


Projet Cap2015: le projet créera 100 000 emplois directs et un million d’emplois indirects

mars 6, 2007

Issad Rebrab. PDG de Cevital

« Ce ne sont pas les IDE qui vont développer le pays »

A la tête de l’un des plus grands groupes industriels algériens, Issad Rebrab, PDG de Cevital, a plaidé avec beaucoup de punch la cause des opérateurs économiques nationaux lors des assises sur la nouvelle stratégie industrielle. Dans cet entretien, il met l’accent sur le décalage entre le discours et la réalité du terrain, non sans s’attarder sur le projet qui lui tient tant à cœur « Cap 2015 ».

Que pensez-vous de la nouvelle politique industrielle du gouvernement ?

Ceux qui sont en charge, aujourd’hui, de la stratégie industrielle sont des professeurs d’université, des théoriciens, mais qui sont loin de la réalité du terrain. Et la réalité du terrain, c’est de voir comment des pays qui étaient auparavant des pays émergents sont devenus aujourd’hui des puissances économiques. Ces pays ont d’abord compté sur leurs propres entreprises, ils en ont fait des champions économiques, car seuls des champions économiques nationaux peuvent défendre sur le plan international l’économie de la nation. A titre d’exemple, je vous citerai la Chine, qui a décidé qu’à l’horizon 2015-2020, sur les 50 plus grandes entreprises au monde, 10 doivent être chinoises, sur les 500 premières entreprises mondiales, 50 doivent être chinoises et sur 5000, 500 vont être chinoises. Les Chinois ont le bon sens et savent pertinemment que, aujourd’hui dans le cadre de la mondialisation, seules de grandes entreprises peuvent défendre et porter l’économie d’un pays. En Algérie, on peut créer rapidement plusieurs champions, mais au lieu de tirer nos champions vers le bas, on a intérêt à les tirer vers le haut et à en créer d’autres. Il faut encourager aussi les PME à devenir des champions. S’il y a des décisions politiques, on peut prendre des entreprises publiques bénéficiaires et les mettre en Bourse au lieu de les vendre à des étrangers. Nous développerons la Bourse et ces entreprises seront mieux gérées s’il y a un noyau dur dans le capital qui appartiendrait à un privé pour leur meilleur management. Il y a des potentialités au niveau même des entreprises publiques, mais pour échapper au système, le management privé peut les développer, tout en gardant l’encadrement du secteur public.

Nous avons remarqué un certain scepticisme des opérateurs économiques quant à l’application des recommandations…

Ce que nous demandons en tant qu’opérateurs économiques, c’est qu’il y ait suffisamment de débats. C’est bien d’avoir des dossiers, des études, mais il faut voir leur application sur le terrain. Il faut songer à régler les problèmes qui se posent depuis des décennies à l’entreprise algérienne. Les pouvoirs publics doivent mettre des garde-fous et il faut qu’il y ait un interlocuteur à qui le chef d’entreprise doit s’adresser pour lui régler ses problèmes. Il faut que l’Etat arrive à régler le problème du foncier industriel, qui est source de blocage des investissements en Algérie. On n’a pas besoin de réinventer le fil à couper le beurre. Dans d’autres pays, l’Etat dégage de grandes surfaces et les donne à des promoteurs de zones industrielles qui les aménagent, en construisant une partie en hangars modulaires. L’opérateur a alors le choix de louer ou d’acheter pour installer son usine. Si on ne règle pas ce problème de manière radicale, c’est comme si on n’a rien réglé. Il faut que l’offre de terrains soit supérieure à la demande pour qu’il n’y ait plus de spéculation

Et qu’en est-il des investissements directs étrangers (IDE) présentés ces dernières années comme étant la panacée ?

Ce ne sont pas les IDE, comme ils le prétendent, qui vont créer les champions ou développer le pays. Je ne suis pas contre des partenariats avec les entreprises internationales. Nous-mêmes, nous avons des partenariats avec des entreprises étrangères. Mais dans certains secteurs, tels que la pétrochimie, on doit voir comment cela se passe dans certains pays, notamment l’Arabie Saoudite, qui est d’économie libérale, mais où aucune entreprise étrangère ne peut détenir au-delà de 30% du capital d’une entreprise locale intervenant dans ce secteur. Ce qui intéresse les investisseurs étrangers, ce sont les premiers profits pour les transférer dans leurs pays, alors que les nationaux paient l’IRG et réinvestissent les bénéfices chez eux. Donc, il est important de savoir que la technologie, nous pouvons l’acheter ainsi que le management. En Corée du Sud aujourd’hui, ce sont 7 grandes entreprises (multinationales) qui portent l’économie du pays. Certaines représentent un chiffre d’affaires supérieur au PNB algérien, avec son pétrole, agriculture, etc. Samsung, à titre d’exemple, fait un chiffre d’affaires de 135 milliards de dollars, dont 80 dans l’électronique, alors que l’Algérie ne fait que 105 milliards de dollars. Un seul champion coréen fait plus qu’un pays comme l’Algérie.

Vous avez cité le cas de la pétrochimie, pouvez-vous être plus explicite ?

Si des IDE doivent venir chez nous dans le secteur de la pétrochimie, concernant l’achat-revente seulement, il faut réserver la majorité aux Algériens. En Tunisie, en Libye ou en Arabie Saoudite, nous n’avons pas le droit, nous en tant qu’Algériens, d’acheter et de revendre, sauf si on s’associe avec des nationaux et sans en avoir la majorité. Nous devons tirer profit de l’expérience des autres, au lieu d’essayer d’inventer des théories économiques.

C’est-à-dire…

Si des entreprises veulent venir investir chez nous dans la pétrochimie, c’est tout simplement parce que les prix du gaz et de l’énergie ne sont pas chers. Elles font une première transformation et exportent ce produit dans leurs pays pour dégager plus de valeur ajoutée et donner plus de travail à leurs compatriotes. Quand j’avais demandé à ces sociétés si elles voulaient être associées dans la pétrochimie, à condition que nous assurions la transformation localement, pour créer plus de valeur ajoutée et d’emplois, elles ont dit non. Si on leur donne la majorité, elles ont le droit de transférer et de vendre à l’étranger et créer la valeur ajoutée chez elles. Si nous leur disons non, nous prenons le destin de notre économie en main. Sachez que le groupe Cevital, dans la répartition de ses richesses entre 1999 et 2006, 54% représentent la contribution au budget de l’Etat, avec 49 milliards de dinars, 45% sont des bénéfices réinvestis (41 Mds DA) et seulement 1% (1Md DA) représente les bénéfices distribués.

Qu’en est-il de votre projet industriel dénommé « Cap 2015 » ? Au-delà du problème d’autorisations, certains évoquent un problème de pollution pour l’environnement…

C’est un projet de grande envergure où plusieurs groupes internationaux dont des sud-coréens, européens, chinois, japonais, américains et d’autres du Moyen-Orient sont prêts à nous accompagner pour sa réalisation. D’un investissement total dépassant les 20 milliards de dollars, le projet créera 100 000 emplois directs et plus d’un million d’emplois indirects. En quoi consiste-t-il ? Il y aura la construction d’un nouveau port situé à l’embouchure de l’oued Isser (cap Djinet) et, autour de ce hub portuaire de plus de 20 km de quais sur une superficie de 1500 ha extensible à 5000 ha, 700 à 1000 entreprises seront installées pour le développement d’un pôle de compétitivité et de compétence industriel et énergétique intégré autour 7 projets : la pétrochimie, un complexe de production d’aluminium de 400 000 t/an, un complexe sidérurgique de 10 millions de tonnes par an, la construction navale et automobile (250 000 véhicules par an). Il y aura aussi la fabrication de containers, la production d’électricité avec une centrale de 1200 MW et une unité de dessalement de l’eau de mer. Une ville nouvelle de 250 000 habitants verra le jour, dotée de toutes les infrastructures modernes (hôpitaux, écoles, universités et centres de recherche, centre d’affaires, etc.). Mais pour réaliser un tel projet, un volontarisme au plus haut niveau de l’Etat est requis, car le temps joue contre nous, d’où la nécessité d’un engagement rapide. Au-delà d’un an, cela risque d’être trop tard, parce que dans le secteur du fret maritime, d’autres acteurs vont se développer comme Togimed, sans oublier que des ports en Tunisie et en Egypte de 5000 ha sont en projet. Concernant la question écologique, il y a aujourd’hui des technologies qui permettent de réaliser des complexes industriels sans aucune pollution. A Béjaïa, nous avons bien un complexe industriel, sans aucune pollution. Aujourd’hui, dans le monde développé, vous pouvez installer une cimenterie avec du matériel adéquat et vous n’avez aucune pollution. Donc, c’est un problème de gestion et non d’environnement.

Mahmoud Mamart


Sratégie Industrielle : une feuille de route sur 15 ans

mars 2, 2007

Mission accomplie. C’est ainsi que s’est exprimé le ministre des Participations et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, lors de sa conférence de presse tenue quelques minutes après la clôture des assises nationales de l’industrie.

Il en voudra pour preuve symbolique la remise de l’ensemble des recommandations formulées au chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, qui a pris part à la dernière séance plénière. « Maintenant, il s’agit de faire appliquer la stratégie, et ce n’est pas chose facile », tient à souligner Temmar qui rassure que « la moisson de recommandations enrichira la mouture initiale de la stratégie industrielle ». S’agissant des étapes suivantes, le ministre des Participations ne s’est pas voulu trop bavard tant ce qui attend les pouvoirs publics est ardu. Dès le bouclage de sa rédaction, le document final passera à l’adoption au premier Conseil des ministres qui se présente. C’est le seul point du calendrier sur lequel s’est avancé Temmar. Quant au pilotage et au suivi de la mise en œuvre de ladite stratégie, aucun cadre n’existe pour l’instant. Du moins à s’en fier aux propos du ministre qui est pour l’instauration d’un cadre « consensuel » intégrant les patrons, le syndicat et les universitaires. Cependant, lors de la séance matinale de la commission traitant de l’environnement économique de l’entreprise, le délégué du ministère des Participations avait anticipé sur cette question en dévoilant que « le chef du gouvernement a installé, depuis un mois, huit commissions ministérielles en charge de réfléchir sur le plan d’action ». Une attitude immédiatement désapprouvée par Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) qui rebondira en disant : « Si nous commençons par prendre le chemin des commissions ministérielles, nous faisons déjà fausse route. » L’autre aspect qui a accaparé l’attention des opérateurs économiques est le financement de cette stratégie. Abdelatif Benachenhou, exprimant un avis personnel, a souhaité l’élimination de la voie budgétaire. Pour le conseiller du Président et ancien ministre des Finances réputé pour son austérité budgétaire, « c’est au marché financier de jouer pleinement son rôle ». Temmar est pour une autre approche. De manière officielle, le ministre des Participations annonce que « l’Etat doit mettre de l’argent sans pour autant oublier le marché financier, notamment celui des capitaux ». Concernant les recommandations proprement dites, il s’en dégage chez les uns et les autres un sentiment positif. Les appréhensions sur le penchant par trop important à asseoir la stratégie sur l’attractivité des investissements directs étrangers (IDE) ont été levées. Les travaux de la commission « Théâtre économique international – investissement » ont conclu à donner la primauté à l’opérateur national. « Il n’est pas question de substituer l’IDE à l’investissement national privé… En cas de concurrence entre ces deux types d’investissement, la préférence devrait aller à l’investissement national », recommande le rapport de la commission qui précise par ailleurs qu’« il convient d’encourager les IDE surtout en hors hydrocarbures et de leur donner des avantages supplémentaires quand ils s’inscrivent dans les branches prioritaires ». Les recommandations ont abordé le rôle des douanes dans la régulation des importations, de la Banque d’Algérie dans la politique des changes et la nécessité de reconfigurer le système fiscal national en le simplifiant, et l’incitation des banques étrangères à s’intéresser au financement de l’investissement. La commission, qui s’est penchée sur « les choix industriels stratégiques », a attiré l’attention sur le sens même de filières prioritaires. Le rapporteur dira : « La priorisation peut freiner les filières non retenues. » Cette commission reproche à l’avant-projet « l’absence des projections industrielles des filières retenues ». Pour rappel, les filières retenues sont les industries électriques et électroniques, l’industrie pharmaceutique, les industries agroalimentaires, les industries mécaniques et automobiles ainsi que la pétrochimie-engrais. Des participants ont suggéré d’ajouter le textile et le cuir, les branches de la charpente, chaudronnerie lourde et les industries des biens d’équipement, les industries liées à l’eau et aux énergies et enfin les industries de construction navale. Temmar a promis de perpétuer l’espace de dialogue qui est né. Les patrons pour leur part attendent que le ministère des Participations tienne sa première promesse, celle de faire parvenir leurs propositions au Conseil des ministres.

M. Zentar